On appelle "sérendipité" l'art de faire des découvertes heureuses par hasard, par chance ou par erreur. Par exemple, Christophe Colomb a découvert l'Amérique par hasard: il cherchait la route occidentale des Indes et découvrit un continent inconnu.
La sérendipité s'est manifestée dans tous les champs de l'activité humaine. Elle a apporté de nombreuses (bonnes) choses à l’alimentation. Voici quelques exemples : le thé, la tarte Tatin, les corn flakes, les chips, le brownie, le doughnut, le carambar, la pasteurisation, le bubble gum, le Sauterne, la myticulture, les pommes de terre soufflées, la crèpe Suzette, le cognac, le pineau des Charentes, l’aspartane, la saccharine, l’endive, le teflon et les micro-ondes.
Que seraient nos tables et la gastronomie sans la sérendipité ?
Je partage l’opinion de Rivarol (1753-1801) pour qui « le génie lui-même [c’est-à-dire la faculté créatrice] doit ses plus beaux traits tantôt à une profonde méditation, tantôt à des inspirations soudaines » (1). Les chercheurs et la littérature consacrée à la créativité ont largement survalorisés le « ah ! ah ! », l'Eureka!, l’illumination soudaine et souvent inattendue. Cette part laissée à l’insight est probablement trop belle : la créativité est souvent un processus long et lent, patient et courageux, relativement conduit, guidé. Le chemin de la découverte et celui de l'invention sont souvent longs, tortueux et incertains.
(1) Rivarol, Pensées, répliques et portraits, Paris, Le Cherche Midi Editeurs, 2001,p.160.
Hier soir, la Sagrada Familia et son incessant ballet de grues géantes dominaient le ciel de Barcelone. Le Temple de la Sagrada Familia, oeuvre commencée en 1882, devrait être terminé en 2026, année du centenaire de la mort accidentèle du génial architecte catalan, Antoní Gaudí (1852-1926).
"Personne ne se soucie de bien vivre, mais de vivre longtemps, alors que tous peuvent se donner le bonheur de bien vivre, aucun de vivre longtemps" disait le philosophe stoïcien Sénèque (-4 av. J.-C.-65 ap.J.-C.).
Parmi les quelques livres que je me suis donné à lire cet été, le premier est "The Power of Less" de Leo Babauta. Dans ce traité sur "l'art de se limiter soi-même à l'essentiel" l'auteur met en avant que le grand défi dans notre société est de résister à toutes les sollicitations.
Probablement que jamais dans l'Histoire les hommes et les femmes n'ont été autant bombardés (ou canardés ?) d'informations, de propositions commerciales et sociales, d'offres diverses, d'e-mails et autres messages électroniques. Plus que jamais, la vraie philosophie aujourd'hui consiste à savoir faire le choix entre ce qui est essentiel et ce qui est futile. Cela paraît simple, mais cela ne l'est pas souvent.
Visitez le site de Leo Babauta http://www.zenhabits.net/ et parcourez sa liste courte (2 points) et sa liste longue (72 points). La liste courte me semble suffire:
1. Identifie ce qui est le plus important pour toi
2. Elimine tout le reste
Depuis mon adolescence les pensées d'Epictète (50-125 après J.-C.) m'accompagne. Je me dis que dans une société d'hyper-abondance comme la nôtre, la sagesse consiste à savoir se limiter. Ne serait-il pas temps, cet été, de relire posément Les Carnets d'Epictète, ce manuel qui invite au bonheur simple ? Cela me paraît essentiel.
A lire, c’est essentiel : BABAUTA Leo, The Power of Less, New York, Hyperion Books, 2009, ISBN 978-1-4013-0970-1.
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50 LIVRES DE CREATIVITE & INNOVATIONPour ceux et celles qui veulent comprendre et mettre en œuvre leur créativité au quotidien !
Cette affiche "There is no art" s'est perdue dans une mer de graffiti d'une ruelle du coeur de Venise. Affirmation philosophique ? Interrogation par rapport à la Bienale qui se déroule pour l'instant ? Provocation gratuite ? Cri de désespoir d'un artiste en mal d'inspiration ? Souvenir du passage de Ben à Venise ?
Peut-être que quand l'art est partout et en tout, comme s'est le cas à Venise, qu'il est nulle part. Qui sait ...
A propos, qu'est-ce l'art ? ou peut-être faut-il écrire l'Artavec-un-grand-A ?
Demain, c'est le début de la YELLOW WEEK, la semaine de la créativité à Bruxelles. Trois séminaires de créativité en semaine et cinq animations créatives le samedi 27.
Chaque jour, je vous ferai le compte-rendu d'une idée forte de la journée. Ce sera la "Chronique de la 1ère Yellow Week".
P.S.: la prochaine YELLOW WEEK aura lieu du 9 au 13 novembre 2009 à Athènes en langue anglaise. Inscrivez-vous !
Le Pont des Soupirs, construit en 1614 pour relier le Palais des Doges aux cellules du tribunal, continue année après année à être photographié comme une rock star par les milliers de touristes qui s'approchent de la Piazza San Marco.
Même inondée de la couleur bleu vif des toiles qui protègent les facades du Palais et du Tribunal durant les travaux de restauration actuellement en cours, le Ponte dei Sospiri connaît un succès phénoménal. Pourtant personne n'aurait aimé à avoir à emprunter ce pont aussi beau et emblématique soit-il ...
Les artistes ont de tout temps été très soucieux de leurs lieux d'inspiration. L'Italie a toujours tenu une place particulière dans leur alchimie créative. Aujourd'hui encore, la Toscane, Rome, les lacs du Nord du pays constituent des endroits privilégiés pour se laisser inspirer.
Aujourd'hui pour une réflexion stratégique d'entreprise, Venise est une excellente destination. Ici, grandeur et décadence, solidité et fragilité, démesure et simplicité se conjuguent de mille manières. On est au coeur d'un environnement qui change d'heure en heure, d'incertitudes climatiques et autres. Il y aussi un appel à l'ambition qui ne peut échapper à quiconque.
Les trois journées à Venise que je viens de vivre avec une trentaine de marketers internationaux ont été très inspirante. Une expérience à remettre rapidement. Venise en hiver ne doit pas manquer de tonus non plus !
Photo prise ce jeudi 18 juin 2009 vers 19 heures de Santa Maria della Salute à l'entrée du Canal Grande
La XIème Conférence Européenne de Créativité et Innovation se déroulera à Bruxelles du 28 au 30 octobre 2009. Voilà une occasion de rencontrer les spécialistes plus grands européens et pan-européens. Elle est coorganisée par le COCD et Flanders DC.
Pour Michael Simperl, « vivre less élève votre niveau de bonheur ». Pour l’auteur de « Moins, c’est mieux », avoir moins de consommation, moins d’objets divers, moins de déplacements, moins de temps de travail, moins de relations insignifiantes, moins de … faux problèmes et de fausses satisfactions, est la voie vers la félicité.
Le « lessnesss » est un concept et un nouveau style de vie. « Penser less, vivre less, c’est tout simplement décider en toute conscience de vouloir moins, de posséder moins. Et d’y prendre plaisir » dit Simpler.
L’expression « Less is more » a été créée par l’architecte Mies van der Rohe (1886-1969). Elle est plus que jamais d’actualité. Selon Michael Simpler, avec un mode de vie lessness :
-vos revenus augmentent
-vous avez de nouveau le temps
-vous avez de nouveau de la place
-vous vous apercevez que ça marche aussi bien avec moins
-votre esprit est plus clair
-vous êtes en paix intérieur
-vous relations avec les autres s’améliorent
-vous pouvez évoluer plus facilement
Tout un programme ! Et si cet été, on était vraiment « less » ?
A lire tout simplement : SIMPERL Michael, Moins,c’est mieux, Paris, Ed.Leduc, 2008, ISBN 978-2-84899-256-3.